Système de santé suisse 2015-2017 - Survol de la situation actuelle

von: Willy Oggier (Hrsg.)

Hogrefe AG, 2016

ISBN: 9783456955520 , 517 Seiten

5. Auflage

Format: PDF, OL

Kopierschutz: Wasserzeichen

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Preis: 26,99 EUR

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Système de santé suisse 2015-2017 - Survol de la situation actuelle


 

Assurance d’indemnités journalières (p. 37)

Willy Oggier*

médical a pris conscience des souffrances des simples ouvriers, charpentiers, tanneurs et mineurs. Dès l’Antiquité égyptienne, on avait connaissance des maladies professionnelles comme la pneumoconiose des tailleurs de pierre. Hippocrate lui-même (460 – 377 av. J.-C.) soulignait qu’il fallait porter une grande attention pendant l’anamnèse aux éventuelles influences professionnelles. A cette époque, le travail était surtout l’affaire des esclaves et des classes inférieures. Le rapport entre certaines maladies et la profession ou l’activité a été longtemps méconnu des médecins – qui appartenaient traditionnellement à la classe des bourgeois instruits.

1. Coûts consécutifs des maladies et accidents

La santé, et au premier chef la bonne santé de la population, a jusqu’à aujourd’hui une influence considérable sur la situation économique d’un pays. Des risques sanitaires aggravés entraînent non seulement un accroissement des coûts de traitement (coûts directs), mais également des coûts consécutifs (coûts indirects), notamment par l’absentéisme au travail (tableau 1).

2. Couverture d’assurance en cas de maladie En cas d’incapacité de travail ou de gain passagère ou durable survenue à la suite d’une maladie ou d’un accident, l’assurance d’indemnités journalières permet de combler la perte de salaire (tableau 2).

Ce qui est vrai à propos de l’invalidité l’est également en ce qui concerne l’incapacité de gain à court terme. Dans le droit suisse, les personnes qui subissent un accident jouissent d’une bien meilleure couverture d’assurance que celles dont la perte de salaire a été causée par une maladie. Cela tient au fait que les entreprises sont dans l’obligation d’assurer leurs employés contre les accidents professionnels et non professionnels si ceux-ci sont occupés chez eux à raison d’au moins huit heures par semaine. En l’occurrence, l’assurance-accidents est généralement tenue de prendre en charge 80 % du salaire (voir également à ce sujet les explications données au chapitre «Assurance-accidents» du présent ouvrage).

La situation est différente en ce qui concerne la maladie : en Suisse, la loi ne prévoit guère de garanties pour le salarié en cas de maladie.